mercredi 18 juillet 2012

Ajuta Ya!

17/07/2012
Le protocole commence à être rodé, la journée commence avec un yaourt au muesli.

Ensuite, nous paquetons nos affaires, direction la gare routière, et trouvons un bus pour nous emmener à, euh, c'est quoi déjà? Ah oui, une ville inutile, indiquée par le ticket-office comme étape pour Ayutthaya. Nous chargeons les vélos dans le bus, et débarquons un peu plus tard à inutile-city.
On nous indique le bureau où prendre les tickets, et là, petit problème: il n'y a que des minibus. Et les minibus ne prennent pas les vélos. Ah. Malgré mes tentatives d’apitoiement façon chat poté, la seule solution que nous trouvons est de payer 4 sièges de plus pour mettre les vélos dessus. A ce tarif là, il aurait été moins cher de repasser par bangkok...

Ainsi chargé, le minibus, conduit par un excentrique thaï en bottines s'élance en direction de notre destination. Nous faisons manifestement quelques détours, vu que la vitesse moyenne de l'engin approche les 90km/h, que la distance qui nous séparait de la ville était de 50 km, et que nous mettons 1h15 pour arriver à destination. Au passage, nous prenons un moine en ballade, quelques écoliers, une femme en tailleur, un papi et son sac de riz, le tout en regardant un dvd de karaoké de J-pop.

Enfin, nous arrivons à bon port. Nous trouvons une petite guesthouse sympathique, dans la vieille ville. Un plat de riz plus tard, nous sortons visiter les nombreux temples de la ville.

Bien que les ruines manquent singulièrement de panneaux explicatifs, celà permet tout de même de noter les techniques de construction. En fait, l'ensemble des anciens monuments est construit en briques, sur lesquelles est passé une couche de platre-béton pour lisser l'ensemble.

Le plus étonnant, c'est que les statues géantes des bouddhas sont construites selon le même principe. A l'époque actuelle, le principe a un peu changé. Maintenant, c'est le béton qui sert d'armature pour faire des piliers, entre lesquels on met des briques pour boucher les trous. Un peu à la tunisienne en fait.
Les statues de bouddhas sont vraiment impressionnante, et leurs formes, leurs expressions, donnent le sentiment qu'elles sont habitées.


Devant les statues, les fidèles agitent des pots contenant des bâtonnets numérotés. L'un des bâtons finit par se détacher du lot et tombe au sol; Le numéro correspond à une prédiction dans le style horoscope.
Dans les temples, chacun sa manière de recevoir son lot. La prière devant une statue, la bénédiction par un moine, allumer une bougie, de l’encens, écrire un souhait sur l'arbre à miracle, déposer une feuille d'or sur une des statues de bouddhas, ou encore acheter du tissu orange pour habiller sa statue chez soi. Dans certains temples, il est également possible de sonner les cloches. 


En sortant d'une visite, nous remarquons que le ciel, déjà chargé à notre arrivé, est vraiment très sombre. Le baromètre s'écroule, le vent souffle fort, et paf, v'là la pluie. Nous nous réfugions dans une espèce de marché à touristes jouxtant le temple, en attendant la fin de l'averse, qui ne tarde pas. 


A la sortie du temple, nous tombons sur des éléphants sur lesquels des touristes mouillés font un tour de ville. Il faut dire que l'endroit, ancien centre majeur du pays, accueillait une école de formation pour cornacs et éléphants de guerre. La tradition a perduré, à cela près que ce n'est plus des archers qui mitraillent, mais des touristes avec des appareils photos.

Ne trouvant pas de resto sympa, nous rentrons manger à la guesthouse. Demain, encore un peu de visites de temples, puis Soizic prendra le bus direction les plages du sud. Moi je reste encore une nuit ici, puis je rejoindrai Saraburi en vélo avec pour objectif de trouver un guide pour aller faire un trek sur 2 jours dans le parc national de Khao Yai.



1 commentaire:

  1. Alors? Vous séparez vos routes? Soizic veut bronzer? Vous allez finir le voyage chacun de votre côté? ou bien vous vous retrouvez après?
    Je suis de retour à la maison, et , avec Charlotte, nous allons enfin aller à la plage! Votre voyage est vraiment merveilleux; bravo pour ton reportage! Grosses bises,
    Maman

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